"Déjà vu"

Tika

Tendre Poison
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A quanti di voi è successo :
- di vivere una situazione nuova che vi sembra di aver già vissuto…
- di recarvi per la prima volta in una città ed avere la sensazione di esserci già stato…
?
:confused:
 
Scritto da ti.ka
A quanti di voi è successo :
- di vivere una situazione nuova che vi sembra di aver già vissuto…
- di recarvi per la prima volta in una città ed avere la sensazione di esserci già stato…
?
:confused:

Spesso.....in particolare la prima......;)
 
La Ricerca del tempo perduto

E' un fenomeno descritto da Proust. Gli psicologi la chiamano memoria involontaria. L'episodio famoso narrato da Proust è quello della "petite madeleine" ( un tipo di biscotto, mi pare).
Un giorno Proust assaggia una petite madeleine e all'improvviso
il sapore richiama alla sua memoria una giornata della sua infanzia: il tempo perduto. Sensazioni come queste sono rare. Compito dello scrittore: fissarle. Cercherà di farlo nella Recherche.

Questo la mia memoria ha pescato nei ricordi scolastici. Domani posso approfondire.
Ciao Tika.

Fil.
 
Scritto da ti.ka
A quanti di voi è successo :
- di vivere una situazione nuova che vi sembra di aver già vissuto…
- di recarvi per la prima volta in una città ed avere la sensazione di esserci già stato…
?
:confused:

.....e' normale.

Non succede solo a te.

O volevi avere l'esclusiva?

:)
 
Re: Re: "Déjà vu"

Scritto da gsbontem
.....e' normale.

Non succede solo a te.

O volevi avere l'esclusiva?

:)


Ben contenta che non succeda solo a me - non volevo di certo avere l'esclusiva.
Pura curiosità.
 
Spiegazione più esauriente.

Per Proust il recupero del passato non è sempre possibile. Di stingue due tecniche o gradi di recupero: memoria volontaria e memoria spontanea. La memoria volontaria richiama alla nostra in telligenza tutti i dati del passato ma in termini logici, senza restituirci l'insieme di sensazioni e sentimenti che contrasse gnano quel momento come irripetibile; la memoria spontanea è quella sollecitata da una casuale sensazione e che ci rituffa nel passato con un procedimento alogico, che permette di "sentire" con contemporaneità quel passato, di rivederlo nel suo clima: è "l'intermittenza del cuore" la tecnica da seguire per il recupero memoriale basato sull'analogia-identità tra la casuale sollecita zione del presente e ciò che è sepolto nel tempo perduto.

Memoria spontanea = memoria involontaria,risvegliata da una sensazione (un sapore, un profumo, un suono,...) provata nel passato...che...rivive nel presente (dando l'impressione del déjà vu,come dici tu).
 
Grazie filippo...
sei stato molto esauriente :)
 
Molto spesso visito luoghi dove sono già stato mille volte, e ogni volta è come la prima. Ricomincio sempre daccapo.
Cammino sempre con la testa all'insù, guardando i cornicioni.
I cornicioni sono sempre molto interessanti.
Potrei stare giorni interi ad ispezionarne le venature, i colori sfumati, le crepe zigzaganti, le piccole vele degli intonaci che si sollevano... .
E ogni volta è sempre lo stesso....

Enig Mistico
 
....... o stai solo attento alle cacchine dei piccioni ?


:D

imar rorro:)
 
Re: Spiegazione più esauriente.

Scritto da Filippo1

Memoria spontanea = memoria involontaria,risvegliata da una sensazione (un sapore, un profumo, un suono,...) provata nel passato...che...rivive nel presente (dando l'impressione del déjà vu,come dici tu).

Se non ricordo male, Proust conosceva le teorie di Bergson a cui si ispirò.
Se hai voglia, cerca anche in tal senso.
Io ho troppo sonno.

Ciao :)
 
Ultima modifica:
Re: Re: Spiegazione più esauriente.

Scritto da Mafaldita
Se non ricordo male, Proust conosceva le teorie di Bergson a cui si ispirò.
Se hai voglia, cerca anche in tal senso.
Io ho troppo sonno.

Ciao :)

confermo.il tempo come durata.
 
La petite madeleine

Un souvenir d'enfance (Du coté de chez Swann)
Marcel Proust raconte comment , en buvant une tasse de thé accompagnée d'une petite madeleine, il retrouve un souvenir d'enfance
Il y avait déjà bien des années que de Combray, tout ce qui n'était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n'existait plus pour moi, quand un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus, appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulées dans la valve rainurée d'une coquille St Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée de thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine.
Mais à l'instant même où la gorgée mêlée de miettes de gâteau toucha mon palais, je tressaillis attentif a ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour en me remplissant d'une essence précieuse; ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie? Je sentais qu'elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu'elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D'où venait-elle? Que signifiait-elle? Où l'appréhender? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m'apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m'arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi. Il l'y a éveillée, mais ne la connaît pas
Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l'image, le souvenir visuel, qui., lié à cette saveur tente de la suivre jusqu'à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément
Et tout d'un coup, le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers , leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé; les formes _ et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot_ s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules , plus frêles, mais plus vivaces, plus persistantes, plus immatérielles, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir.
Et dès que j'eus reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante (quoique je ne susse pas encore et dusse remettre à bien plus tard de découvrir pourquoi ce souvenir me rendait si heureux), aussitôt la vieille maison grise sur la rue où était sa chambre, vint comme un décor de théâtre, s'appliquer au petit pavillon donnant sur le jardin , qu'on avait construit pour mes parents sur ces derrières (ce plan tronqué que seul j'avais revu jusque là) et avec la maison, la ville, depuis le matin jusqu'au soir et par tous les temps, la Place où on m'envoyait déjeuner, les rues où j'allais faire des courses, les chemins qu'on prenait si le temps était beau. Et comme dans ce jeu où les japonais s'amusent à tremper dans un bol de porcelaine rempli d'eau des petits morceaux de papier jusque-là indistincts qui, à peine sont-ils plongés , s'étirent, se contournent, se colorent, se différencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables, de même maintenant toutes les fleurs de notre jardin et celles du parc de M.Swann, et les nymphéas de la Vivonne , et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l'église , et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardin, de ma tasse de thé.

Per MAFALDITA : Esatto ! Conosceva le teorie di Bergson.
 
Scritto da Enig Mistico
Molto spesso visito luoghi dove sono già stato mille volte, e ogni volta è come la prima. Ricomincio sempre daccapo.
Cammino sempre con la testa all'insù, guardando i cornicioni.
I cornicioni sono sempre molto interessanti.
Potrei stare giorni interi ad ispezionarne le venature, i colori sfumati, le crepe zigzaganti, le piccole vele degli intonaci che si sollevano... .
E ogni volta è sempre lo stesso....

Enig Mistico


.........................................................
Ma l' illusione manca e ci riporta il tempo
nelle cittá rumorose dove l' azzurro si mostra
soltanto a pezzi, in alto, tra le cimase.
......................................................

(E. Montale)
 
Re: Re: Spiegazione più esauriente.

Scritto da Mafaldita
Se non ricordo male, Proust conosceva le teorie di Bergson a cui si ispirò.
Se hai voglia, cerca anche in tal senso.
Io ho troppo sonno.

Ciao :)

confermo,il tempo come durata.
 
Nessun Deja Vu da sveglia. Di notte mi capita di vivere situazioni che non assomigliano per niente a sogni, anche perché si ripetono, tipo una serie TV :P
 
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